Entre plaisir vrai et surconsommation addictive…

Portrait de Luc

Le plaisir est bien souvent confondu avec « addiction de consommer ».Pourquoi sommes-nous si enclins a cette confusion ?

Le plaisir dans l'absolu... vaste sujet. Qui n’a jamais pris pour du plaisir, la consommation d’un bien ou d’un service ? Manger un repas quatre services dans un restaurant étoilé est d’emblée considéré comme un plaisir. Le mental nous « oblige » à considérer ce fait comme plaisant, par habitude, parce que « c’est comme ça ! » et pourtant avez-vous écouté vos sensations ? Il se peut très bien que ce repas ne vous procure pas de plaisir, que ce restaurant ne soit qu’une façade clinquante, mais que la cuisine ne soit pas faite maison, et ne soit même pas bonne du tout… Même chose pour les vins. Des bouteilles millésimées, provenant de domaines réputés, sont parfois carrément pas agréables du tout ! Recevoir un massage dans une pièce froide, avec de l’huile froide, sur une table de massage trop étroite, un(e) masseur(seuse) trop pressé(e), peu présent, c’est exactement la même chose… C’est un plaisir, officiellement, mais nos sens nous disent le contraire. (Probablement dans un décor digne des studios d’Hollywood !) Je pense que des siècles de culture religieuse ont anesthésié le sens du plaisir de tout un groupe humain. Je ne suis pas anthropologue du plaisir, mais il me semble que là ou les religions monothéistes n'ont pas "sévi", la notion de plaisir est mieux acceptée et vécue. Le tantra (et ses dérivés) viennent en gros de l'Inde polythéiste, et le kamasoutra aussi. C'est à partir du moment ou les religions monothéistes sont arrivées, que ces notions ont été cachées, réprimées. Notre travail de masseur - accompagnateur, est de faire retrouver le plaisir dans la simplicité et l'équilibre de la perception sensorielle réelle. Ce n'est pas par hasard si la pornographie occupe tant de place d'un côté, et la honte du sexe de l'autre.  Il n'y a pas d'équilibre "dans la société" Et c'est selon moi, c'est cette "misère sexuelle" qui pourrit le monde. Il faut bien comprendre que je ne suis ni un professeur de sensualité, ni un initiateur. Je viens au départ du même "endroit" que quiconque... J'ai juste entrepris ce voyage vers le plaisir sensoriel bien vécu et ressenti, et après des années, je commence à pouvoir partager mon vécu, mon expérience. Vivre le plaisir de la sexualité, dans la simplicité, en pleine conscience, c'est l'ouverture vers la dimension spirituelle de l'humain, a condition d’être pleinement conscient de ses sens, sans a priori. Cela ouvre la conscience. Et c'est bien ça qui fait peur aux religieux... Un peuple conscient ne se laisse plus manipuler. À l’inverse, un peuple soumis a la pornographie, au sexe vécu dans la rapidité et la honte, est dirigeable à souhait...

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