De l’Homme des cavernes à l’Homme spirituel

Portrait de Luc

Des origines de l’Homme animal, bien du temps s’est écoulé pour en arriver à l’animal Homme, ou Homme d’esprit. La sexualité serait-elle restée au temps des cavernes ?

C’est à la lecture d’une série d’article de l’excellente revue Néosanté, que m’est venu l’idée de ce billet. Articles qui traitent de Georg Groddeck, contemporain de Freud, et médecin généraliste de son état, du moins dans ses débuts… Car dès les origines, ce médecin atypique pour son époque, parle de ce que l’on appellera plus tard la psychosomatique… Et déjà a l’époque, ce précurseur distingue et localise déjà les différentes « fonctions humaines » en archaïques (tronc cérébral) et moderne (encéphale). N’étant pas du tout un spécialiste de l’anatomie, et encore moins neurologue, je vous laisse le soin de vous renseigner plus avant en lisant cette série d’articles*, et bien sûr avec des moteurs de recherche pour la partie strictement anatomique! Ce qui m’a guidé, c’est de prendre conscience que notre sexualité archaïque est, bien sûr, pilotée par des impératifs de perpétuation de l’espèce ; Et bien sûr, de survie. Ceci explique pourquoi trop souvent la sexualité est vécue dans la précipitation, l’animal qui est au fond de nous cherche à procréer au plus vite pour pouvoir rapidement se remettre en défensive, face a des prédateurs potentiels. Un homme éjaculateur précoce ou trop pressé d’éjaculer ne fait que répondre a une logique de survie inconsciente ! En résumé, un rapport sexuel « standard » sera souvent vécu avec peu de conscience, rapidement, sans vrai plaisir, avec peu de communication. (et dans un but reproducteur inconscient) C’est le « ça » dont parle Groddeck… Il existe alors une voie qui est celle de la pornographie, du libertinage, de l’échangisme, qui agit sur les fantasmes. La sexualité est alors vécue par procuration, grâce a un réseau d’images, l’envie consciente psychologique… et là encore, pas de vraie sensation… c’est très probablement le « surmoi » Entre « ça » et « surmoi », c’est le conflit, au sein du « moi », générateur de malaises ou de culpabilités… Le « ça » veut fonctionner comme l’animal et le « surmoi » veut créer de toutes pièces une situation fantasmatique idéalisée . Ni l’un, ni l’autre ne sont pleinement dans la réalité consciente. Pour l’homme « moderne », cela n’est plus adapté. Que propose le massage? Transposer ou transformer ce processus archaïque inconscient en histoire vivante et pleinement consciente. Un rapport sexuel « sacré » sera pleinement conscient, lent, sans but précis, avec énormément de plaisir, en pleine communication… La pleine conscience du corps se développe notamment grâce au massage lent, bien ressenti. Plus précisément, le massage des organes sexuels vous permet de découvrir dans le calme et la lenteur vos sensations, vos ressenti, découvrir des aspects insoupçonnés, et tout cela en dehors de toutes obligations de retour, de performances. Le massage est un lieu d’expériences et de prise de conscience a la fois corporelle et spirituelle. C’est après avoir vécu plusieurs massages en pleine détente que vous allez pouvoir transposer cet acquis dans une relation sexuelles. Les partenaires pourront prendre tout le temps de s’écouter mutuellement, de se sentir interpénétrés sans hâte, de faire des pauses, ne plus viser l’orgasme comme but, mais bien la fusion, la relation… Dans cet océan de plaisir partagé, l’orgasme surviendra tout naturellement… Sans qu’il y ait de normes, un moment de fusion sexuelle a deux ne devrait jamais être inférieur à une heure, vécu dans un lieu confortable, chaud et accueillant, loin du stress et de tout appareil perturbants…  *(néosanté N°40/dec2014 p42, N°41/jan2015 p42, N°42/fev2015 p16) www.neosante.eu

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